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semantique:ecarts_de_sens5 [2013/03/18 14:40]
vandaele
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vandaele [5.2. Les enjeux de la polysémie]
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 ===== 5.2. Les enjeux de la polysémie ===== ===== 5.2. Les enjeux de la polysémie =====
  
-La polysémie a des enjeux non négligeables. À partir des valeurs qu’elle relie, elle met en évidence des rapports notionnels et cognitifs. Une corrélation très étroite fait s’employer les mêmes termes pour l’expression de l’espace et du temps : « l’intervalle de temps » est un //inter-uallum//, un « intervalle entre deux pieux », par hypostase d’//inter uallos//.  //Spatium//, à l’origine du fr. //espace//, a des emplois en relation de parasynonymie avec //tempus // « temps », tandis que //diu // « longtemps » en vient à s’appliquer à la longueur d’un fleuve qui met longtemps à s’écouler vers la mer (Mel. 1, 50) ((Voir <html><a href=":sémantique:écarts_de_sens6#J.-F. THOMAS (à paraître a)">J.-F. THOMAS (à paraître a)</a></html>.)). De même, la lexicalisation de l’erreur et de la faute, dans la conduite de la pensée et dans le comportement, se fait par des termes qui désignent un glissement, un faux-pas : aux emplois d’//errare, fallere, labi, deuius, peccare // à l’origine de « pêché » étudiés ailleurs ((Voir J.-F. THOMAS (à paraître b).)), l’on ajoutera  //lubricus // qui signifie au propre « glissant » avant d’être repris par les chrétiens au sens d’« impudique » (Prud. //Cath. // 2, 103).+La polysémie a des enjeux non négligeables. À partir des valeurs qu’elle relie, elle met en évidence des rapports notionnels et cognitifs. Une corrélation très étroite fait s’employer les mêmes termes pour l’expression de l’espace et du temps : « l’intervalle de temps » est un //inter-uallum//, un « intervalle entre deux pieux », par hypostase d’//inter uallos//.  //Spatium//, à l’origine du fr. //espace//, a des emplois en relation de parasynonymie avec //tempus // « temps », tandis que //diu // « longtemps » en vient à s’appliquer à la longueur d’un fleuve qui met longtemps à s’écouler vers la mer (Mel. 1, 50) ((Voir <html><a href=":sémantique:écarts_de_sens6#J.-F. THOMAS (à paraître a)">J.-F. THOMAS (à paraître a)</a></html>.)). De même, la lexicalisation de l’erreur et de la faute, dans la conduite de la pensée et dans le comportement, se fait par des termes qui désignent un glissement, un faux-pas : aux emplois d’//errare, fallere, labi, deuius, peccare // à l’origine de « pêché » étudiés ailleurs ((Voir <html><a href=":sémantique:écarts_de_sens6#J.-F. THOMAS (à paraître b)">J.-F. THOMAS (à paraître b)</a></html>.)), l’on ajoutera  //lubricus // qui signifie au propre « glissant » avant d’être repris par les chrétiens au sens d’« impudique » (Prud. //Cath. // 2, 103).