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exāmĕn, -ĭnis (n .)

(substantif)



5. Place dans le lexique latin

5.1. Analyse synchronique du lexème. Formation du mot en latin

5.2. Les interprétations et ré-analyses synchroniques des auteurs latins

5.3. « Famille » synchronique du terme

5.4. Associations synchroniques avec d’autres lexèmes

Les relations concernent d’abord le champ lexical de la masse globale. L’application à un essaim d’insectes fait l’originalité du mot par rapport à agmen, caterua, globus, grex, turba :

  • Sen. Oed. 602 :
    cum examen arto flectitur densum globo
    « lorsque d’épais essaims s’y pressent en grappes compactes » (traduction F.-R. Chaumartin, 1999, CUF)

Avec cette spécificité référentielle de l’essaim d’insectes, examen n’a pas d’équivalent car turba se dit non des insectes mais d’autres animaux comme les loups, les serpents, les chiens :

  • Ov. M.. 4, 723 :
    […] apri, quem turba canum circumsona terret.
    « […] un sanglier, qu’une meute de chiens hurlante entoure. » (traduction J.-F. Thomas)

En dehors de ce domaine particulier, examen a un emploi plus large pour la masse des hommes, où il rejoint caterua et turba :

  • Hier. Com. Is. 5, 23, 4 :
    […] in qua nascebatur turba mortalium, caterua puerorum, iuuentutis examina […]
    « […] où naissait la foule des mortels, la masse des enfants, les groupes de la jeunesse […] » (traduction J.-F. Thomas)
  • Hier. Ep. 125, 56 :
    […] inter turbas et examina ministrorum nomen sibi uindicant solitarii.
    « […] au milieu de la masse et des groupes de serviteurs, ils revendiquent pour eux le titre de solitaires. » (traduction J.-F. Thomas)

Au sens d’« examen, analyse », examen entre en relation avec les termes exprimant le jugement comme discrimen, judicium, mensura :

  • Cypr. Ep. 20, 2, 2 :
    […] ut sine ullo discrimine atque examine singulorum darentur confessorum cotidie libellorum milia contra euangelii legem.
    « […] en sorte que contre la règle de l’Evangile, des milliers de billets étaient donnés tous les jours sans aucune distinction et sans examen. » (traduction J.-F. Thomas)
  • Ambr. De Noe, 27, 104, 484 :
    […] sed sit quaedam mensura et quoddam diuinae uirtutis examen.
    « […], mais qu’il y ait cependant une compréhension et une sorte d’analyse de la puissance divine. » (traduction J.-F. Thomas)
  • Aug. Contra Iul. 2, 700, 21 :
    […] quasi tu, qui maxime quereris examen uobis et episcopale iudicium denegari […] possis inuenire concilium ubi […]
    « [….] comme si, te plaignant très fortement de ce qu’un examen et un jugement de l’évêque vous étaient refusés, tu pouvais trouver une assemblée où […] » (traduction J.-F. Thomas)

Pour la désignation de l’« aiguille de la balance », examen n’a pas d’équivalent. La pesée se dit aussi libratio, pensio, mais il n’y a pas d’occurrence où examen entre en relation avec ces termes.



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